Ministère de l'Environnement de l'Assainissement et du Développement Durable
 

Protection de l’environnement: Les nouvelles ambitions de l’AEDD en 2016

L’Agence de l’environnement et du développement durable (AEDD) a tenu la 6ème session de son conseil d’administration, hier lundi, au Centre international de conférence de Bamako. Les travaux présidés par le ministre de l’Environnement et de l’Assainissement et du Développement durable, Ousmane KONE, se sont déroulés en présence du directeur général de l’Agence, et des administrateurs.

Pour la sixième fois qu’ils réunissent, les administrateurs ont vérifié l’état d’exécution des recommandations du dernier conseil d’administration et examiné le rapport d’activités de l’année 2015 et le programme d’activités 2016.
Dans son discours d’ouverture, le ministre a salué la grande rigueur dans le traitement des dossiers proposés par la Direction générale de l’Agence de l’environnement et du développement durable (AEDD). Une constance qu’il a assimilé à l’ampleur de la matière à traiter et surtout à l’implication au plus haut niveau du pays dans la gestion des défis environnementaux contemporains notamment celui du climat.

Si aujourd’hui le contexte a fondamentalement changé, l’AEDD, en tant que structure stratégique dans le domaine de la mobilisation des ressources et dans la lutte contre les effets du changement climatique, a su également tirer profit de la situation. Ce, d’autant plus que l’Agence a eu une année 2015 bien remplie dans des domaines prioritaires, a constaté le ministre. En tout cas, les orientations données par les Administrateurs a permis l’AEDD de conférer à notre pays une plus grande lisibilité lors de deux grands événements qui ont eu un grand écho, au plan national et international. Il s’agit, a cité le ministre KONE, de la 16e édition de la quinzaine de l’environnement qui s’est déroulée à Sikasso, et de la COP21 qui s’est tenue à Paris en novembre 2015. Au cours de ces deux fora, les idées fortes ont été véhiculées sur les priorités nationales comme l’éducation environnementale, la nécessité de protéger nos forêts en pleine dégradation avancée, l’assainissement de nos villes, la lutte contre l’ensablement des cours d’eau, particulièrement, le fleuve Niger, l’adaptation au changement climatique et la promotion des énergies renouvelables.
Ces thèmes techniques sectoriels sont dans sont bien dans les missions de l’AEDD en tant qu’éléments de la Politique nationale de l’environnement dont l’actualisation paraît propice, aux yeux du ministre de l’Environnement et de l’Assainissement et du Développement durable, pour tenir compte des nouveaux enjeux notamment celui du genre et de la décentralisation.
La session a été l’occasion pour la Direction générale de l’agence de faire les points de l’état d’exécution des recommandations pertinentes issues de la dernière session. Au nombre de ces recommandations figuraient celles en relation avec les réformes institutionnelles : la relecture des textes organiques de plusieurs services techniques du département pour couper court à certains conflits de compétence permettant à l’AEDD de jouer pleinement sa mission de structure de veille, de prospective, de coordination de la mise en œuvre de politique nationale de protection de l’environnement.

Confrontée à plusieurs difficultés opérationnelles, notamment la mobilisation des ressources financières dans le cadre des changements climatiques, l’intégration des changements climatiques dans la planification locale du développement, la communication pour la promotion de la citoyenneté environnementale et la gestion de l’information environnementale, le ministre se dit persuadé que cette question trouvera bientôt sa solution aussi bien pour l’Agence que pour l’ensemble des autres services. Et ce, après que la stratégie de financement de l’environnement en cours d’élaboration sera validée.
En répondant aux souhaits émis des Administrateurs de voir l’AEDD évoluer avec un modèle de gestion conforme aux normes et standards reconnus, le ministre-président du Conseil d’Administration a rassuré que la certification des comptes, la négociation d’un accord d’établissement, l’adoption d’un manuel de procédures administratives, comptable et financière, le règlement intérieur les modalités d’octroi de primes, d’indemnités et avantages spécifiques aux travailleurs s’inscrivent en droite ligne de cet objectif.
En somme, le ministre reconnaît que des résultats appréciables ont été obtenus, mais il a insisté sur les défis à relever. Voilà pourquoi il a exhorté la Direction de l’AEDD à se renforcer en ressources humaines de qualité et à travers une rigueur dans son management afin de pouvoir faire face à son statut, celui d’une Agence au carrefour de la transversalité qui caractérise l’environnement.

S’agissant des perspectives de l’année 2016, le directeur général de l’AEDD a rappelé que notre pays dispose de tous les textes législatifs réglementaires qui existent en matière de protection de l’environnement et de gestion de ressource naturelle, mais cela n’a pas empêché la détérioration du cadre de vie et de la nature en milieu rural. C’est pourquoi au cours de l’année en cours, l’accent, a-t-il indiqué, va être mis sur la communication pour faire comprendre à la population la nécessité de protéger les ressources naturelles. Aussi, l’Agence va-t-elle travailler sur l’application de la stratégie de développement durable avec tous les secteurs de développement pour qu’ils prennent en compte l’environnement.

Par Mohamed D. DIAWARA

Source: info-matin