Ministère de l'Environnement de l'Assainissement et du Développement Durable
 

QUINZAINE DE L’ENVIRONNEMENT 2018: Cérémonie d’ouverture le mardi, 05 juin sur l’Esplanade de la COMANAV à Koulikoro. TOUS A KOULIKORO

Agence de l’Environnement et du
Développement Durable (AEDD)

TERMES DE REFERENCE
QUINZAINE DE L’ENVIRONNEMENT 2018
19ème EDITION

Mars 2018

I. CONTEXTE ET JUSTIFICATION

Le Mali, vaste pays continental au 2/3 désertiques est confronté à de multiples défis environnementaux. C’est ainsi que l’article 15 de la constitution de février 1992 a fait de la protection de l’environnement et de la promotion du cadre de vie, un devoir pour tous et pour l’Etat.

La problématique environnementale est caractérisée par la persistance des conditions climatiques défavorables, des systèmes d’exploitation pour la plupart extensifs et inadaptés, entrainant une accélération du processus de désertification et de dégradation des terres. Au nord on observe une progression alarmante de la désertification avec un risque majeur d’ensablement du fleuve Niger, des mares et lacs. Au sud autour des centres urbains, la pression sur les ressources encore disponibles s’accentue de manière inquiétante.

L’augmentation importante de la population (3.6% pour une population estimée à 18,3 millions en 2016), avec comme corollaire un accroissement des besoins qui a conduit à une rupture de l’équilibre entre les ressources naturelles et les utilisateurs.

Ce bilan diagnostic de la problématique de l’environnement, a mis en évidence la nécessité de répondre à un certain nombre de défis environnementaux majeurs pour la résolution desquels, une stratégie d’intervention s’impose.

C’est ainsi que depuis 1999, le Ministre en charge de l’Environnement, à travers sa structure de suivi et de mise en œuvre des conventions environnementales (STP/CIGQE puis AEDD), organise chaque année une « Quinzaine de l’Environnement ».
Evènement phare, la « Quinzaine de l’Environnement » s’inscrit entre deux dates majeures : la journée mondiale de l’Environnement le 05 juin et la journée internationale de lutte contre la désertification, le 17 juin. Elle se déroule sur l’ensemble du territoire national et constitue le cadre approprié de mener une campagne de communication à grande échelle pour le changement de comportement en faveur de la protection de l’environnement et de l’amélioration du cadre de vie.

Le District de Bamako a abrité la quinzaine pendant plus d’une décennie, avant de retenir l’option délocalisation en 2014 en vue de satisfaire les besoins spécifiques des régions. A cet effet, elle a été tenue à Ségou en 2014, à Sikasso en 2015, à Kayes en 2016, à Mopti en 2017.

Cette année la région de Koulikoro a été retenue pour accueillir les festivités de la Quinzaine de l’Environnement placées sous les thèmes :
– « Combattre la pollution plastique » pour la journée mondiale de l’Environnement;
– « La terre a de la valeur. Investissez-y » pour la journée internationale de lutte contre la désertification.
La région de Koulikoro, vaste plateau accidenté au centre ouest, s’étend du nord au sud sur 445 km et d’ouest en est sur 340 km. Elle est limitée au nord par la Mauritanie, à l’est par la région de Ségou à l’ouest par la région de Kayes, au sud-ouest par la Guinée Conakry, au sud par la région de Sikasso.

Deuxième région administrative du Mali, Koulikoro compte sept (07) cercles, cent-huit (108) communes et mille-neuf-cent-dix-neuf (1919) villages, avec une population estimée à 3 058 001 habitants dont 51% constitué de femmes. Les ethnies sont entre autres les soninkés, les maures, les peulhs, et les bambara.

Koulikoro se répartit du nord au sud entre les zones : sahélienne délimitée par les isohyètes 150 mm et 550 mm, soudanienne définie entre les isohyètes 550 mm et 1150 mm et pré-guinéenne en infime partie. Les températures varient entre 40° et 15°.

Le sud humide et luxuriant (Kangaba) s’oppose au nord pré-désertique avec son sable fin et mauve (Nara).

La végétation est caractérisée par une savane dominée par les hautes herbes (les graminées) parsemées d’arbres tels que le karité, le Néré, le Caïlcédrat, le baobab, le kapokier, palmier, rônier, etc.…, des galeries forestières longeant les cours d’eau qui fournissent des essences utilisées comme bois d’œuvre et de services.
La faune est variée : lion, hippopotame, damalisque, phacochère, panthère, porc-épic, hyène, chacal, cobra, gazelle, biche etc.…

La région abrite 12 forêts classées couvrant une superficie totale de 200.841 ha dont les forêts classées de la Faya (79822 ha), le mont Manding (14579 ha), la forêt de Tienfala, du Sounsan et la réserve biosphère de la boucle du Baoulé (12 000 ha).

La région de Koulikoro est arrosée par des cours d’eau comme le Niger, le Baoulé, le Sankarani, le Bagoé, le Banifing.

L’activité économique est dominée par l’agriculture, l’élevage, la pêche et le tourisme

Les cultures vivrières varient, selon la nature des sols.
 les sols latéritiques alluvionnaires, (23,80%) se situent dans la zone de la haute vallée et sont emblavés en mil, sorgho, arachide, riz,
 les sols latéritiques sableux et argileux (26,92%) se situent à l’ouest et sont utilisés pour les cultures du sorgho, mil, arachide, riz et cultures maraîchères,
 les sols ferrugineux, au sud de la région, (13,32%) sont favorables aux cultures du coton, mil, sorgho et maïs,
 les sols sableux, situés au sud de la région, (35,51%) ne sont utilisés que pour la culture de céréales.

La partie nord est une zone d’élevage par excellence. Elle abrite une partie importante du cheptel national et accueille les troupeaux des pays voisins. Elle engorge des zones de pâturages importantes et très riches.
La pêche occupe une bonne partie de la population vivant au bord des cours d’eau.
Koulikoro est une région touristique où différentes cultures traditionnelles se côtoient. On peut citer entre autres, les marionnettes traditionnelles du village de Diarabougou, la danse des Bozos et des Somonos, la course des pirogues.

Plusieurs sites touristiques emblématiques existent comme :

– le Nianankoulou, « grotte du Nianan » où Soumangourou Kanté disparut mystérieusement lors de la célèbre bataille de Kirina contre Soundiata ;
– les peintures rupestres de la réserve de la Boucle du Baoulé, le fort de Kondou ainsi que des grottes préhistoriques et des ponts naturels ;
– la case sacrée de Kangaba, le Kouroukanfouga, le Kamadjakulu, etc. ;
– la ferme « Kledu » à Baguineda avec ses Autruches, ses kangourous et d’autres espèces.

Par ailleurs, la région de Koulikoro abrite deux (2) grandes écoles sous-régionales à savoir :
 L’Ecole Militaire Inter-Arme (EMIA) ;
 L’Institut Polytechnique Rural (IPR- IFRA) de Katibougou.

Malgré ces grandes opportunités et richesses, la région subit de plein fouet les effets néfastes de la dégradation des ressources naturelles et des Changements Climatiques.
La problématique environnementale de Koulikoro est entre autres :
• l’ensablement du fleuve Niger et l’envasement des cours d’eau ;
• l’insalubrité (difficultés d’évacuation des déchets) ;
• la pollution des eaux ;
• la recrudescence des vents de sable ;
• la paupérisation des terres agricoles ;
• Le surpâturage et la faible capacité d’accueil des zones de pâturage ;
• les feux de brousse ;
• l’exploitation abusive du bois ;
• la déforestation ;
• la dégradation de l’Environnement.
La délocalisation à Koulikoro se justifie par la volonté clairement affichée du Gouvernement du Mali pour associer tous les acteurs (nationaux, régionaux, locaux) aux débats sur les questions d’environnement, de changements climatiques et d’amélioration du cadre de vie.
La quinzaine de l’environnement permettra à coup sûr d’assoir l’engagement national autour des questions de développement durable.
II. OBJECTIF

Développer un cadre de partenariat environnemental avec toutes les catégories d’acteurs pour un changement de comportement positif en vue de la durabilité du patrimoine commun.

OBJECTIFS SPECIFIQUES

1. mettre en exergue les défis environnementaux et partager les préoccupations environnementales avec les populations à la base ;
2. susciter un débat sur la désertification, l’érosion, la diversité biologique, l’insalubrité, le contrôle des pollutions et le réchauffement de la planète, la gestion durable des terres, la gestion intégrée des ressources en eau et le partenariat public privé dans la gestion durable des ressources forestières et fauniques ;
3. bâtir un partenariat fécond pour la protection de l’environnement et l’amélioration du cadre de vie avec toutes les parties prenantes : Pouvoirs publics, Collectivités Territoriales, Société Civile, Secteur Privé, Partenaires Techniques et Financiers, Universitaires et Chercheurs ;
4. contribuer à inverser les tendances de dégradation des ressources naturelles et du cadre de vie par l’adoption de comportements responsables dans une perspective de Développement Durable ;
5. amener les parties prenantes à adhérer et à s’investir à la cause environnementale ;
6. susciter, impulser et optimiser le changement de comportement (collectif et individuel) quotient et adéquat.

III. RESULTATS ATTENDUS

 les défis environnementaux sont mieux connus et les préoccupations environnementales partagées avec la population à la base ;
 des débats fructueux sont organisés sur la désertification, l’érosion, la diversité biologique, l’insalubrité, le contrôle des pollutions et le réchauffement de la planète, la gestion durable des terres, la gestion intégrée des ressources en eau et le partenariat public privé dans la gestion durable des ressources forestières et fauniques ;
 un partenariat fécond est bâtit pour la protection de l’environnement et l’amélioration du cadre de vie avec toutes les parties prenantes : pouvoirs publics, collectivités territoriales, société civile, secteur privé, partenaires techniques et financiers, universitaires et chercheurs ;
 les tendances de dégradation des ressources naturelles et du cadre de vie par l’adoption de comportements responsables dans une perspective de développement durable sont minimisées ;
 les parties prenantes adhérentes à la cause environnementale ;
 le changement de comportement (collectif et individuel) est suscité, impulsé et optimisé.

IV. PARTICIPANTS
Les acteurs étatiques ; les privés ; les collectivités locales ; les PTF ; les scolaires et universitaires ; les medias (journalistes, communicateurs traditionnels) ; la population ; les focus groupes.
V. PERIODE
Du mardi 05 au dimanche 17 Juin 2018.

VI. LIEUX
o Koulikoro (cérémonie de lancement et de clôture) ;
o District de Bamako ;
o Toutes les régions administratives (Kayes, Koulikoro, Ségou, Sikasso, Gao, Tombouctou, Kidal, Taoudéni, Ménaka).

VII. METHODOLOGIE D’ORGANISATION

Dans le cadre de l’organisation de cet évènement, une commission nationale d’organisation sera mise en place par décision du Ministre de l’Environnement de l’Assainissement et du Développement Durable.

La commission est présidée par le Chef de Cabinet du MEADD et le secrétariat est assuré par l’Agence de l’Environnement et du Développement Durable AEDD.

Cette commission nationale comprendra les sous –commissions suivantes :
1. la sous-commission organisation ;
2. la sous-commission mobilisation des ressources et finances ;
3. la sous-commission communication ;
4. la sous-commission scientifique ;
5. la sous-commission sécurité/santé ;

Une commission régionale sera mise en place par décision du Gouverneur de la région de Koulikoro, et comprendra les mêmes démembrements que la commission nationale.
La commission nationale travaillera de concert avec cette commission régionale placée sous l’autorité du Gouverneur de la région.
Les différentes commissions peuvent s’adjoindre toute personne ressource en raison de ses compétences.

Mandats des différentes sous-commissions
Sous-commission organisation :
– Assurer la cohésion de l’événement ;
– Elaborer le programme d’activités ;
– Faire le lien avec la commission régionale ;
– Evaluer la logistique ;
– assurer la mobilisation sociale ;
– éditer les supports de campagne (contact avec la COMATEX, les imprimeurs) ;
– assurer la manutention des supports de campagne (pagnes, banderoles, tee-shirts, casquette, badges) ;
– distribuer les avis et les supports de campagne ;
– assurer la capitalisation ;
– rédiger le rapport général de l’événement.
– prendre attache avec les artistes, l’ORTM ;
– assurer l’organisation matérielle de l’émission ;
– assurer l’organisation de l’émission top étoiles en rapport avec l’ORTM.

Sous-commission mobilisation des ressources et finances
– identification des sponsors ;
– remise de lettres de quête ;
– suivi des sponsors.
– mobiliser les ressources inscrites au budget national et au niveau des projets ;
– établir les procédures de décaissements ;
– rechercher les financements à travers les demandes de partenariat et sponsoring ;
– élaborer le rapport financier ;
– élaborer le budget (national et régional) ;
Sous-commission communication :
– élaborer la stratégie de communication de l’événement ;
– négocier les termes du contrat avec l’ORTM et les medias ;
– élaborer les messages et les slogans de campagne ;
– concevoir les supports de communication (pagne, tee-shirts, casquettes, badges, cartes d’invitation, affiches) ;
– assurer le suivi de la couverture médiatique ;
– archiver les productions médiatiques ;
– réaliser un film documentaire sur l’événement ;
– élaborer un rapport d’activités.
Sous-commission Sécurité/Santé :
– élaborer un cadre de maintien de l’ordre.

Sous-commission scientifique :
– s’assurer de la cohésion des thèmes des conférences débats avec les thèmes des journées mondiales de l’environnement et de la lutte contre la désertification ;
– s’assurer la qualité des présentations ;
– identifier, arbitrer et primer les meilleures initiatives de valorisation et de transformation des produits et déchets plastiques.

Déroulement :
La cérémonie d’ouverture et de clôture seront les temps forts de la quinzaine.
Les deux thèmes seront déclinés en activités concrètes par les différents acteurs durant les 15 jours en :
– expositions sur les bonnes pratiques de la protection de l’environnement ;
– conférences débats, magazines, films documentaires, sketchs ;
– journées scientifiques, démonstration de nouvelles technologies ;
– formation des journalistes /communicateurs ;
– visites de terrain des réalisations faites ;
– campagnes de reboisement, regarnissages ;
– campagne d’assainissement (concours de quartier commune propre) ;
– manifestations sportives (foot Ball, course de pirogues, vélos) ;
– manifestations socioculturelles (soirée culturelle, Top étoiles) ;
– remise d’attestations aux plus méritants.

VIII. LE BUDGET

Le budget sera constitué de la participation de l’Etat et des Partenaires Techniques et Financiers. Il ne sera finalisé qu’à partir du programme d’activités.

Eléments du budget
1. Au niveau national
– Location de salle ;
– Conférence de presse ;
– Couverture médiatique (ORTM, Presse écrite, Radios de proximité, Télévisions libres, Journaux en ligne) ;
– Supports de communication (pagnes, tee-shirts, casquettes, cartes d’invitations, programme, banderoles) ;
– Frais de déplacements/fonctionnement ;
– Frais de modérateurs /communicateurs ;
– La capitalisation
2. Au niveau régional :
– Les locations de salles ;
– Conférences de presse ;
– Prestations des artistes ;
– La mobilisation sociale ;
– Les supports de communication ;
– La couverture médiatique ;
– Les frais de déplacement de la presse ;
– Les frais de déplacement de la commission d’organisation ;
– L’accueil, l’hébergement, la restauration ;
– La sécurité ;
– Le fonctionnement de la commission régionale ;
– La capitalisation.